Chef-d’œuvre de A la demande
Cette œuvre iconique est disponible en trois finitions : Impression Fine Art, Qualité Décoration ou notre fleuron, la Qualité Musée peinte à la main.
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Impression fidèle sur toile premium 380g. La précision absolue du dessin au meilleur prix.
Entièrement peinte à la main. Le charme de l'huile et du relief, pour une œuvre vivante et accessible.
Notre fleuron. Peinte à la main avec une rigueur historique. Travail au couteau, texture et pigments d'exception.
L'œuvre de Rego suscite un sentiment général de malaise, car même les éléments les plus évidents soulèvent de nombreuses questions.
L'image montre un homme en train d'être habillé ou déshabillé par une jeune fille et une femme. On peut supposer — surtout au vu du titre « La Famille » — que la femme est sa compagne et la mère des enfants, bien que cela ne soit pas certain. Par exemple, ses vêtements, bien qu'en partie masqués par l'homme, semblent être une tenue de domestique. Cela nous amène à nous demander si elle est l'épouse ou la servante ; si c'est le cas, où se trouve la mère des enfants et pourquoi elle n'apparaît pas. Son expression traduit un bonheur serein, bien que subtil. C'est le seul personnage à faire face au spectateur, ce qui attire immédiatement l'attention malgré sa position latérale.
La peau de l'homme que l'on habille ou déshabille présente une teinte jaunâtre et livide marquée, contrastant avec les couleurs chaudes à dominante rouge du reste de l'image. Cela lui donne une apparence presque maladive. Son manque de maîtrise de la situation et son front plissé, associés aux cernes sombres autour de ses yeux, renforcent cette impression de maladie. Il pourrait tout aussi bien sembler ivre. Quoi qu'il en soit, les personnes qui l'entourent se tiennent tout près de lui, dans une posture imposante, et maîtrisent la situation, ce qui dégage une atmosphère inquiétante. Sa femme (ou servante) place son bras devant le visage de l'homme et lui saisit le poignet, comme s'il était incapable de soutenir son propre bras. Elle ne semble pas accorder beaucoup d'attention à la scène, son regard étant tourné vers le spectateur plutôt que vers sa tâche. La jeune fille placée devant lui — vraisemblablement sa fille — se penche vers lui en avançant les hanches, ne lui laissant que peu d'espace. Habiller ou déshabiller son père semble être une action étonnamment mature pour une fille qui paraît encore jeune. Son visage semble plus âgé que son corps, ce qui accentue le malaise. Elle soutient intensément le regard de l'homme — un contact visuel perceptible malgré le fait qu'elle tourne le dos au spectateur ; ce détail, couplé à l'air inquiet de l'homme, suggère qu'elle nourrit peut-être une intention malveillante. Bien que l'homme porte un costume — suggérant une profession respectable, surtout si la jeune femme à ses côtés est bien sa domestique —, ses vêtements sont froissés, son visage est marqué par la fatigue et il semble particulièrement vulnérable dans cette situation.
Dominant cette scène empreinte de malaise, une autre jeune fille se tient là, vêtue d'une tenue qui s'accorde avec celle de sa sœur (là encore, une supposition). Malgré l'atmosphère pesante, elle joint les mains comme si elle se réjouissait ; sa posture et sa robe évoquent une certaine innocence. Ses yeux grands ouverts, son front haut et sa façon de projeter le buste en avant trahissent une forme d'attente : elle semble guetter un événement concernant l'homme ou détenir un secret qui nous échappe. Cette impression inquiétante est renforcée par l'ombre qu'elle projette au sol. Si l'ombre elle-même paraît anodine — tout comme la jeune fille —, la composition de l'œuvre lui confère une importance particulière : elle occupe une place considérable et suggère l'existence d'une facette plus sombre, tant chez la jeune fille que dans la situation globale.
Quant au reste de la pièce, le lit est en désordre ; cet état inachevé — contrairement à un lit soigneusement fait — soulève des interrogations : pourquoi cet aspect ? Si elle est domestique, pourquoi ne l'a-t-elle pas rangé ? Quand a-t-on dormi dedans pour la dernière fois ? Rien ne permet de déterminer si la scène se déroule le matin ou le soir : la lumière basse et jaune, l'homme en train de s'habiller ou de se déshabiller et le lit défait offrent des indices contradictoires.
La pièce baigne dans des tons globalement chauds : les rideaux et le couvre-lit sont roses, la moquette tire sur le crème rosé, le chemin de table est rouge, etc. Cette atmosphère chaleureuse, presque douillette, contraste avec la froideur et le détachement mutuel des personnages, accentuant ainsi le malaise ambiant.
La commode, au fond de la pièce, semble supporter un tableau dissimulé par des rideaux. Pourquoi ? L'œuvre semble représenter une jeune fille observant un garçon tuer une créature (peut-être un dragon) ; elle dégage une atmosphère épique. Le niveau de détail, inhabituel pour un élément d'arrière-plan, empêche le regard de se poser sereinement. La peinture semble symbolique, bien que sa signification soit difficile à interpréter. Sur la façade de la commode figure une gravure représentant un grand oiseau qui picore ce qui semble être un renard. Les images à l'arrière-plan sont empreintes d'une grande ambiguïté en raison de leur échelle et de l'éclairage. Dans les deux cas, une créature a capitulé et se retrouve sans défense, sur le point d'être tuée alors qu'elle lutte pour sa survie. Cela pourrait présager que la jeune fille, qui se tient discrètement à l'arrière-plan, va assister à une agression — peut-être celle de la femme sur l'homme présent dans la pièce ; toutefois, l'œuvre est si riche en ambiguïtés et en atmosphère qu'elle incite constamment à remettre en question ses propres interprétations.
La surface de l'œuvre est lisse, ne présentant que peu ou pas de texture ; les coups de pinceau sont peu visibles, suggérant l'utilisation de peinture à l'huile mélangée à un médium pour en adoucir le rendu. On ne distingue pratiquement aucune ligne dure ; ce n'est que dans le tiers gauche que l'on observe un tracé marqué...
Investir dans une toile Art101, c'est choisir l'excellence d'un atelier qui met l'accent sur le détail et le suivi personnalisé.
Artistes (20 ans d'XP)
100% Peint à la main
Peinture à l'huile d'exception
Qualité Musée garantie